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Musique

Nous rencontrions récemment le grand schtroumpf des guitares en France, Philippe Manoeuvre, récemment rangé du camion Rock&Folk (dont il tint les rênes durant un quart de siècle) et désormais patron de la toute nouvelle webradio classic rock Perfecto, pour causer de son dernier livre sur les trésors cachés de sa discothèque. L'occasion d'évoquer avec lui la légende de Johnny et son statut de star à part dans l'Hexagone. "Johnny a une place très bizarre en France. Comment on fait pour être le n°1 des anarchistes ? C'est le problème que soulevait Yves Chaland dans les pages de Metal Hurlant (mythique périodique de BD français, ndlR)… Johnny grand chef anarchiste, y'a un souci !"

© D.R.

Mais outre ce préambule un peu azimuté – assez typique du personnage – , l'homme aux éternels verres fumés, ne tarit pas d'éloges à propos du taulier. "Johnny, ça dépasse tout, ce qu'il a réalisé est énorme… Dès son arrivée, pile en 1960, ça a été un bouleversement incroyable. Il a amené les guitares électriques avec lui. Il a été sacré Roi du Rock en 1963, lors de la Fête de la Nation où 500 000 personnes étaient venues l'applaudir. Depuis, c'est lui le patron. Même s'il reste à part de tout ce qu'il y a autour. Le gars avait ses fans, menait ses tournées, vivait un peu en autarcie artistiquement… Dans sa bulle, idem dans la vie. Son plus grand problème était de trouver des jeunes groupes rock pour assurer ses premières parties. Son équipe a dû aller chercher Hanni El Khatib pour Bercy, parce qu'il n'y avait personne… On en a discuté plus d'une fois. Chaque fois Johnny me demandait 'Il y a qui comme bon guitariste en France ?' Et nous finissions toujours par égrainer des noms comme celui de Bertignac ou d'autres mecs approchant les 60 ans."

Le Mur

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