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Il s’agit de la plus vaste campagne scientifique consacrée aux récifs coralliens. Elle a duré plus de deux ans et demi.  Depuis son départ en mai 2016, la Goélette Tara a navigué près de 100 000 km et fait une escale dans une trentaine de pays afin d’étudier sur une échelle géographique sans précédent l’impact des pressions anthropiques sur les récifs coralliens du Pacifique.

L’équipe de Tara Pacific a collecté environ 36 000 échantillons dans 32 sites coralliens, entre le Panama, le Japon, la Chine et la Nouvelle-Zélande. A présent, une équipe pluridisciplinaire de scientifiques analyse ces prélèvements, pour mieux comprendre la vie des récifs, les micro-organismes qui les habitent, et leur capacité d’adaptation face aux changements climatiques. A terme, une base de données inédite sur les récifs coralliens sera mise à disposition de la communauté scientifique internationale. Elle devrait permettre de dévoila la biodiversité d'un récif, dans ses aspects génomique, génétique, viral et bactérien.

La situation contrastée des récifs observés est un des premiers enseignements de cette expédition. Si certains récifs subissent moins de pressions et se trouvent relativement épargnés par le phénomène de blanchissement des coraux, comme les récifs de Wallis et Futuna ou les îles Chesterfield, d’autres se trouvent dans des situations critiques. C’est le cas des récifs des îles Tuamotu en Polynésie et Samoa, gravement atteints, et de ceux des îles Tuvalu et Kiribati en Micronésie. Ces derniers étaient déjà morts à l’arrivée de l’expédition.

Il existe donc des réactions différentes face aux pressions locales et globales. Cela montre que le développement local est un facteur très important de la santé des coraux. Le CNRS, partenaire de l’expédition Tara Pacific, souligne « Tara Pacific offre ainsi l'opportunité unique de dissocier les effets des perturbations locales (pollutions, urbanisation, sédimentation due à l'érosion des sols, techniques de pêche invasives…) de l'incidence des changements globaux (réchauffement climatique global, acidification de l'océan…) et de mesurer l'état de santé de populations coralliennes soumises à ces deux types de perturbations ». 

Un premier constat est la nécessité d’un développement local durable pour la santé des coraux. C’est dans ce sens que la Fondation Tara lance un appel à la mise en place en urgence de solutions d’actions locales pour réduire la pression et le stress subis par les coraux. La prolifération des déchets plastiques, le tourisme non durable dans les lagons, les effluents de l'agriculture et de l'élevage ou  les encore grandes infrastructures côtières sont les facteurs les plus aggravants.

Voici les actions locales  préconisées à mettre en place en urgence :

  • Amélioration de la gestion des déchets (notamment plastiques)
  • Limitation de l'impact de l'agriculture, de l'élevage et de leurs effluents
  • Limitation de la déforestation pour stabiliser les sols et éviter ainsi le recouvrement des récifs par les sédiments
  • Interdiction ou limitation des méthodes de pêche les plus destructrices
  • Prise en compte en tout premier lieu le critère environnemental dans le développement de grandes infrastructures côtières
  • Impliquer et sensibiliser les populations locales pour qu'elles préservent leur propre environnement

[MOGED]

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