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Courrier

Mars 8

Voir article complet www.la-croix.com


Être noire en France(suite)

J’ai été très touchée par le témoignage de souffrance d’Aya Sissoko dont le texte a été publié dans La Croix du 18 février. Bien que de famille européenne, je ressens toute la douleur qui la blesse : regard des autres, jugement, mépris, racisme… Mais tout être différent ressent cela : handicapés, obèses, etc. Bravo pour son parcours qui lui a fait gagner bien des batailles et conquérir des valeurs humaines et professionnelles. Je voudrais lui dire qu’il y a aussi d’autres regards, des personnes qui savent ne voir que la richesse morale d’une personne et non la couleur de peau.

Anne-Marie Dzierwa

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Le témoignage d’Aya Cissoko est touchant : le drame qu’elle a vécu avec la mort de son père et de sa petite sœur explique largement le fort ressentiment qui se dégage de ses propos. Faut-il pour autant laisser dire qu’il y aurait en France un racisme structurel et des discriminations systémiques ? Je ne le pense pas. Tout d’abord les exemples cités ne prouvent rien sinon les catastrophes engendrées par la misère et les réactions souvent infantiles et parfois méchantes devant l’étranger, celui qui, par sa différence, menace notre univers quotidien. Et cela, hélas, est de toutes les époques et de tous les lieux. Au moins la France et la plupart des pays occidentaux considèrent-ils que les actes racistes sont des délits qui doivent être punis. Il y a là un progrès qu’il s’agit de reconnaître. Naturellement, le racisme peut être plus insidieux et là, il s’agit de faire preuve, dès le plus jeune âge, de pédagogie. Heureusement, la diversité se répand petit à petit en France et avec elle s’estompe la peur de l’autre qui est à la base de la xénophobie, et se multiplient les occasions de rencontre qui permettent de mieux se connaître. C’est une évolution lente, trop lente diront certains mais qui trace un espoir pour que demain ne ressemble pas aux expériences négatives ici racontées.

Yves Le Gall

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Merci, Aya Cissoko et Béatrice Bouniol, pour cette interview et ce témoignage : cela nous fait du bien. Ayant vécu longtemps au Mali et particulièrement dans la région de Kayes, à Nioro-du-Sahel, où je suis resté de 1976 à 1986, je suis allé très souvent à Lambidou. Mais quel contraste quand je compare ce qu’a vécu Aya et la façon dont j’ai été reçu et accueilli au Mali au point de me sentir en famille et d’oublier que j’étais blanc !

P. L.

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Tout d’abord, merci d’avoir écrit un petit préambule qui permet d’être préparé au choc. On ne peut qu’être choqué par ce qu’a vécu et supporté Aya Cissoko. Son amertume est compréhensible et fait réfléchir. On peut cependant être aussi un peu triste qu’elle reste bloquée sur cette période des années 1980-1990. Même s’il reste beaucoup à faire, beaucoup a changé. Chez les jeunes on voit bien dans la rue et à la sortie des écoles qu’il n’y a pas de problèmes de couleur. Dans les entreprises où j’ai travaillé, je n’ai plus ressenti les réserves qui existaient effectivement il y a une vingtaine d’années.

Georges Duval

Le Mur

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